PROPOSÉE POUR LA MARINE.
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58.
A la fin de 1816, M. Vallier, officier d’artillerie (qui depuiscette ëpoque a présenté un mémoire intéressant sur l’emploides obus par la marine) , plaça un obus de 8 pouces près d’unépaulement en terres anciennes et bien tassées, il tira un obus,et quoiqu’il n’employât que la faible charge de 28 onces depoudre, qui est celle que permettent nos trop légers obusiersde 8 pouces, il obtint cependant avec celte charge si faible ,un enfoncement de 44 pouces. (Récit de cet officier .)
5tj.
En 1817 on tira à la Fère des obus de 8 pouces contre unmassif de terres durcies depuis i5 ans, et comme on n’employaque le faible obusier et la faible charge cités au numéro pré-précédent', plusieurs obus n’eurent que peu de succès : on obtintcependant à la distance de 4o à 60 toises, des enfoncemens de25 ^ 26 , 27 , 36 et 4 1 pouces. Quelques obus en éclatantfirent dans les terres l’effet de fortes fougasses ; et quoiqu’ilsne fussent remplis que des deux tiers de la quantité de poudrequ’ils pouvaient contenir, ils lancèrent des éclats jusqu a la dis-tance de 100 et de 200 toises. (Rapport original.)
60.
La meme année, dans le meme lieu et contre le mememassif de terres très-dures : on éprouva l’obusierde 6 poucesà la prussienne dit à grandes portées , et cet obusier donna àla distance de 60 toises, des enfoncemens dont la moyenne,calculée sur la totalité des coups , fut d’environ 5o pouces.
( Rapport original. )