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NOUVELLE ARTILLERIE
61.
J** En 1818, à l’école d’artillerie d’Auxonne : un obus de 24,tiré pour essai, contre un blockhaus de 21 pouces d’épaisseurde bordage, y mit le feu avec tant de violence, que ni l’eau nila terre qu’on y jeta en abondance, ne purent éteindre l’in-cendie. ( Rapport original .)
62.
En 1819 , à cette même école : on tira à la distance de deuxcents toises , avec la charge de 2 livres 1 /2 de poudre , desboulets creux de 24 , contre un bordage épais de 21 pouces,formé de trois poutres de 7 pouces bien assemblées; et quoiqueles boulets fussent de peu de force , puisqu’ils ne pesaient quei3 livres, le procès verbal de cette épreuve dit : « 11 résulte des» effets obtenus, qu a 200 toises le tir des boulets creux est aussi« certain qu’on peut le désirer; que les boulets éclatent toujours» lorsque le chargement est fait avec soin ; que l’enfoncement» moyen du projectile est de 14 pouces; et qu’enfin en éclatant» ( après avoir traversé deux poutres de 7 pouces ) il en ren-» verse une troisième solidement liée et arc-boutée. «
On tira ces mêmes boulets creux à la distance de 3oo à 4ootoises ; on les tira en ne frappant le but que sous les angles de 5oet 76 degi’és ; on les tira avec la faible charge d’une demi-livrede poudre ; et l’obus s’enfoncait encore de l’épaisseur d’unepoutre dans le bordage, qui eût été fracassé par l’explosion , sidans cette expérience les obus n’eussent pas été tirés sans con-tenir de poudre. ( Rapport original. )
63.
En 1819, 1820 et 1821, on a fait à Strasbourg et à Douai ,sur des obusiers de 6 pouces et de 24, de grandes épreuves qui