Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
117
JPEG-Download
 

PROPOSÉE POUR LA MARINE. i , 7

nom marquant ne pourrait être cité, en opposition avec ceuxqui vont être produits à lappui de nos propositions.

Le chapitre précédent et celui - ci, prouvent combien danscette matière les prétentions de qui que ce soit à passer pourinventeur seraient mal fondées ; et le soin laborieux , aveclequel nous avons exhumé un si grand nombre de faits et do-pinions pour les citer, prouve combien nous songeons peu ànous approprier aucune espèce de mérite dinvention.

Lorsque, vers 1680, la France voulut châtier les Algé­ riens : Petit - Renaud , lun des hommes de mer les plushabiles de son temps , proposa au conseil présidé par leroi déviter les frais et les périls dune attaque par terre ,en bombardant Alger de dessus les vaisseaux : » Tout le con-» seil fit un mouvement qui annonçait la surprise et même» le mépris ; cette proposition révolta tous les esprits. On» traita Renaud de visionnaire et dinsensé, etc. » ( Vie deDuquesne. )

Mais Louis xiv et Colbert jugèrent mieux et consultèrentDuquesnes. Cet excellent marin approuva lidée, il en pro-tégea lexécution contre des empêchemens de plus dune sorte ;et depuis cette époque, les gaillotes à bombes dispensent de dé-barquer une armée , pour protéger cinq à six mortiers , quandon veut bombarder une ville maritime.

Vauban , chargé en 1694 , de mettre Brest en état dedéfense, jugea sans doute que les bombes et les pièces detrès-gros calibre étaient les meilleurs agens à employer con-tre une flotte ; car il fit particulièrement disposer à cet effet :