j:,8 NOUVELLE ARTILLERIE
90 mortiers, 8 canons du calibre de 64, 8 barques portantdes mortiers, et 1400 bombardiers. ( Histoire militaire deQuincy. )
Lafrézelière , excellent artilleur, contemporain et ami deVauban , proposa de tirer les bombes de même que les bou-lets à ricochets. ( Histoire du corps du génie. )
Il essaya un mortier de 8 pouces sur un affût de canon ,et obtint les résultats cités au chapitre précédent. ( Saint -Remi, tome II, édit. 1745.)
M. de Vallière , chef très-habile de l’artillerie, écrivait0111720 : « Si l’on voulait achever d’agrandir plus têt la brèche,» on pourrait avoir des batteries où il y aurait des obus , » ( onnommait alors obus les obusiers étrangers ; il n’y avait pasencore d’obusiers dans l’artillerie française,) « ou mortiers longs,» chargés de bombes , que l’on pointerait comme le canon ^» pour pénétrer dans cette brèche , aux endroits où la che-» mise de l’ouvrage serait abattue , ce qui bouleverserait toutes» les terres, etc. » Il dit plus loin : « Les obus seraient d’un» grand secours pour détruire les ouvrages de terre, parce que» les bombes en tirant dans l’épaisseur des courtines , creve-» raient, et y feraient en peu de temps des brèches, que le canon» ne saurait faire qu’après avoir tiré quantité de coups. »( Saint-Remi , tome III, édition de 1745. )
Cormontagne , le premier des ingénieurs après Yauban,pensa aussi que l’attaque des places gagnerait beaucoup, si l’onemployait des bombes, lancées par des mortiers montés sur des