PROPOSÉE POUR LA MARINE. i a S
» ou qu'ils se logent clans son bordage, ils y produiront tous» les desordres qui accompagnent l’explosion de pareils mo-» biles. Dans le premier cas ils mettront le feu et tueront des» hommes; dans le second, en agissant comme fougasse, ils feront» des brèches irrégulières qu’il sera impossible de réparer. »Ce même officier écrivait ailleurs : « Il n’y aurait point de» projectiles plus redoutables pour les vaisseaux que les bom-» bes, si leur tir n’était pas si incertain; malgré cela les vais-»» seaux embossés lèvent l’ancre ou coupent leur câble, dès« qu’ils voient tomber des bombes, même à la distance de cent» toises du bord. » ( Manuscrits originaux. )
M. Va vasseur, chef des constructions d’artillerie de ma-rine, écrivait le 22 juin 1795 : « Nous avons fait hier-, à Tou-» Ion , en présence de M. Sugni, inspecteur général, l’épreuven des obus de 36, 24 et 18, tirés à 200 toises, ils ont parfaite-» ment réussi. » (Copie delà lettre .)
Le 11 août 1795, une commission de onze amiraux ou capi-taines de vaisseaux, et de vingt-quatre officiers de marine ,d’artillerie et autres, fit à Lorient des épreuves; et malgréqu’on se soit borné à constater l’effet d’un seul obus, la com-mission conclut cependant : que « les obus peuvent être tirés» de près avec avantage. » ( Copie du procès verbal. )
En 1795, M. Forfait, alors ingénieur en chef, et plus tardministre de la marine, désirant augmenter l’effet des projectilescreux, contre les vaisseaux, avait fait fondre quelques bouletsallongés, qui pour un même calibre de canon donnaient une