NOUVELLE ARTILLERIE
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Périer , et faites en présence clés ministres, généraux, ami-raux, etc. Outre les boulets incendiaires on tira des obus de 24 etde 36 ; nous avons cité les résultats au chapitre précédent n°. 35 .La commission rendit compte au gouvernement, le 24 août1798, et voici textuellement ses conclusions: « Que les bou-» lets incendiaires sont peu redoutables 5 ».... « que les obus à« canon peuvent causer un dommage considérable à un vaisseau« ennemi lorsqu’ils éclatent dans l'épaisseur du bord, et qu’ils» le mettraient très-promptement dans le cas de couler bas, si x» le coup était au-dessous de la ligne de flottaison -, elle pense» aussi que lorsque ces obus perceront le bord et entreront» dans les batteries, non - seulement ils tueront beaucoup de» monde, mais encore ils causeront un grand dégât dans l’équi-» page. » ( Pièces originales. ) Or il ne s’agit pas ici de bom-bes des calibres de 80, i 5 o et 200, mais seulement d’obus descalibres de 24 et de 36 .
Le 5 janvier 1798, le comité d’artillerie dit, dans un rap-port au ministre de la guerre : « L’artillerie française connaît» la méthode de tirer les obus avec le canon *, elle en a proposé
» l’adoption pour la marine. L’explosion des obus ouvrira
» les flancs du vaisseau ennemi, et s’ils renferment quelques» morceaux de roche à feu, ils pourront communiquer l’in-» cendie et faire périr entièrement les vaisseaux. » ( Piècesoriginales. )
En 1798, M. le général d’artillerie Lespinasse et M. Forfait,commissaire général de la marine, ayant essayé au Havre desobus de 24, rendent compte « que les obus anciens et nouveaux» ont parfaitement réussi. » ( Pièces originales. )