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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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PROPOSÉE POUR LA MARINE. i3t

liculièrede Vincennes, s’il avait été à porté de mieux connaîtrel’opinion que l’auteur de l’Aide-mémoire avait en général desboulets creux, opinion manifestée dans la note ci-après , écritede la main de M. le général Gassendi : « L’obus tiré» avec le canon me paraît l’arme la plus dangereuse qu’on» puisse employer contre les vaisseaux ; d’après les effets» qu’ont montrés les épreuves de Meudon , il n’y a aucune» défense à lui opposer que de se tenir hors de portée. Il» faudra peut-être constater à quel degré d’obliquité de tir» l’obus cesse de s’enfoncer dans les lianes d’un vaisseau ; c’est» aux officiers de marine à décider si cette connaissance est» essentielle ( i ). Je pense donc que la marine doit em-» ployer cette arme : c’est à ses officiers à chercher et pres-» crire les moyens d’avoir sans inconvéniens à bord des obus» chargés. Mais cette arme ne doit pas être employée partiel-» lement ; il faut profiter en grand de l’opinion qu’avait eue» le général Gribeauval , de la bonté de cette arme contre» les vaisseaux , opinion prouvée par les expériences de Meu-» don. Il faut qu’une flotte française approche avec confiance» d’une flotte anglaise même supérieure, et la fasse engloutirxi sous les eaux. » ( Manuscrit original. )

M. Cornibert, chef du parc d’artillerie de la marine àToulon , écrit en 1809 : « L’obus servira fort avantageuse-» ment contre les vaisseaiix ennemis 5 ce projectile faisant le

(1) Voyez pour lever ce doute, l’épreuve spéciale n°. 62 citée auchapitre précédent,épreuve qui a démontré à Auxonne , en 1819, que les obus frappant sous des angles très-aigus, s’enfoncent encore dans le bois, lors même qu’ils sont lancés par de très-faiblescharges de poudre.