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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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*48 NOUVELLE ARTILLERIE

pensée de les tirer dans des pièces longues (i). Ce n’est qu’en1774 qu’on a imaginé les carronades , propres à tirer des pro-jectiles de gros calibres avec des bouches à feu de poids mo-déré. En 1793 on parlait comme d’une idée nouvelle de tirerles obus dans le canon. Jusqu’en 1801 on avait si imparfaite-ment peu songé aux effets à produire par les obus, qu’on lesremplissait encore alors en partie avec delà terre.Les mortiersà la Willantrois ne sont que de 1810. Jusqu’en 1819 on avaitdonné aux obus une forme excentrique. Enfin en 1822 on en estencore à des expériences pour obtenir de bons obusiers.

Les circonstances d’ailleurs, ont-elles permis depuis trente ans,que l’artillerie fît des progrès rapides et remarquables ? On par-tait pour la guerre ; on quittait un travail à peine ébauché ; chacunignorait ce qui avait été commencé par des prédécesseurs quin’avaient rien publié j et pendant nos dernières campagnes , leshommes ont été renouvelés si rapidement, que les choses nepouvaient obtenir l’attention persévérante, sans laquelle ellesne parviennent jamais à leur maturité.

L’innovation du tir horizontal des bombes arrive donc enson temps naturel, et il y a peu de sujet d’être surpris qu’ellene soit pas beaucoup plus tôt arrivée.

(1) La possibilité du tir des bombes en mettant seulement le feu au mortier , avaitété reconnue à Verceil, en i 638 . Puis au siège de Berg-op-Zoom en 1747 > et pro-bablement encore ailleurs à différentes époques. (Voyez précédemment les essais citésau chapitre XXIII. ) Mais ce n’est qu’en 1763 , que le tir qu’on nomme à un seulfeu , a été généralement connu en France et définitivement adopté.