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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES. i5 7

lement la longueur, puisque les nouvelles bouches à feu serontplacées derrière les mêmes sabords que les anciennes, et quemême elles pourront entrer d’une égale quantité dans les sabordsavec une longueur totale moindre , ainsi que nous l’avons vuau chapitre vingtième.

L’accroissement de calibre ne sera pas non plus limité, autantqu’on pourrait le croire au premier aperçu , par la nécessitéd’augmenter les diamètres et les épaisseurs , car le diamètre del’âme ne croît que comme la racine cubique du calibre, et lesépaisseurs nécessaires aux pièces qui tirent des projectiles creuxsont proportionnellement moindres que celles qui tirent desboulets massifs.

Ce qui posera donc la véritable limite à la grandeur des calibresde bombes que nous cherchons : ce sera la condition d’avoirune assez grande inertie à opposer au recul ; par conséquent lerapport entre le poids du projectile et le poids de la boucheà feu , est ce qu’il s'agit de déterminer.

Pour déterminer ce rapport par le calcul, il faudrait que lessciences offrissent les moyens suffîsans ; c’est ce qui n’a pas lieu;et lors même que des mains plus habiles que les nôtres entre-prendraient cette question, elles manqueraient pour la résoudre,de plusieurs connaissances expérimentales qui en sont les élé-mens nécessaires; or, quelle que soit la justesse d’un calcul, ilne peut répondre qu’incomplétement, quand on ne lui a fournique des données incomplètes ; nous sommes par conséquentconduits, pour obtenir une solution qui repose, non sur desexpériences à faire , mais sur des expériences déjà faites , à re-chercher le rapport convenable entre le poids de nos bouchesà feu et celui de leurs projectiles, par une méthode moins in-certaine que le calcul, et c’est ce que nous allons faire en exa-minant ce qu’est ce rapport dans le très-grand nombre desbouches à feu qui sont généralement en usage.