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étant proportionnellement moindres , fatigueront moins lespièces et les affûts (i).
3°. Que la marine est actuellement obligée d’avoir des piècesqui n’éclatent pas, et qui ne réagissent pas trop vivement, lors-qu’on y met à la fois deux, trois et jusqu’à quatre projectilesmassifs, tandis qu’on ne placera jamais qu’un seul projectilecreux dans les canons à bombes.
4°. Que ces canons à bombes auront pour recevoir la chargede poudre, une chambre cylindrique, qui procurera: d’un côtéune plus grande épaisseur de métal autour de l’explosion, etd’un autre côté une explosion moins instantanée à cause del’allongement de la charge.
5°. Que d’ailleurs sous le rapport du poids nécessaire à l’i-nertie et des dimensions nécessaires à la solidité, c’est beau-coup moins aux canons de marine qu’on doit comparer lescanons à bombes, qu’aux obusiers allongés tels que ceux desRusses , et aux carronades en fer de forts calibres des diversesnations j or les obusiers et carronades les plus fortement dimen-sionnés ne pèsent que de 6o à 8o fois leur projectile, ce quiest bien inférieur à 71,80, 120, i3o et 14-5 fois.
6'. Enfin que c’est aussi aux mortiers très-allongés à la Wil-lantrois qu’on poui’rait assimiler les canons à bombes ; or lesWil-lantroisne pèsent que 80 à 98 fois leur projectile (2), et ils tirentavec des charges de poudre qui sont plus que quadruples decelles qui seront employées pour nos canons.
(1) Les charges moindres conservent les bouches à feu , non-seulement parcequ’elles ont un effet instantané moins violent, mais encore parce qu’elles échauffentbeaucoup moins le métal. On sait que cet écliauffement, en diminuant la cohésion desmolécules, dispose la fonte à beaucoup moins résister après un certain nombre de coups,
(2) Et même on verra que c’est beaucoup moins de 80 à 98 fois : si au lieu de les.comparer à la bombe ordinaire de leur calibre , on les compare à leur vraie bombe ,dont la pesanteur est extrêmement renforcée.