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Cette dernière considération est décisive, et on peut y ajouter :que le tir horizontal des bombes fatiguera moins la bouche àfeu et son affût, que le tir à 45 degrés des Willantrois, tir quifait réagir la pesanteur du projectile et surtout d’un projectilesurchargé en épaisseur , avec plus de désavantage que nefait le tir horizontal.
Les Willanlrois à la vérité sont en bronze , et le bronze aplus de ténacité que la fonte de fer •, mais on sait qu’unepièce en fonte de fer peut supporter au moins les deux tiersde la charge de poudre que suppoi'te une pièce en bronze quia les mêmes dimensions} et les canons à bombes auront unecharge, qui sera bien éloignée d’être les deux tiers de la chargedes Willantrois de même calibre (i).
Concluons donc : que pour tout ce qui se rapporte au poidset par conséquent à l’inertie et ci la solidité de la pièce, noscanons à bombes pourront être dimensionnés plus avantageu-sement que les carronades, les Willantrois et les obusiers;c’est-à-dire que toutes les bouches à feu avec lesquelles ils ontquelque analogie.
La forme générale d’un canon à obus ou à bombes, sera àpeu près celle d’un Willantrois, ou d’une carronade qui auraitdes tourillons, ou d’un ohusier long. ( Voyez les planches. )
Cette forme se trouve naturellement résulter des conditions
(i) Le plus gros des Willantrois, celui du calibre de 200 ( 11 pouces) lançant unebombe de 180 livres, avec la charge énorme de 60 livres de poudre , a été fait enfer à Indret en 181 3 , et il n’avait que le poids de 98 fois son projectile , quoiqu’ayantune très-grande longueur.