Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
177
JPEG-Download
 

DES NOUVELLES ARMES.

177

rait un cône, mais par une courbe convexe, qui motive l’a-doption d’un renfort.

Le renfort doit se rapprocher de la forme cylindrique ,parce que : si d’un côté la poudre enflammée agit moins fort surla pièce, à mesure qu’elle trouve à se développer plus librementdans lame 5 d’un autre côté elle agit plus fort, à mesure qu’elles’enflamrhe en plus grande quantité.

La longueur du renfort qui, suivant quelques théoriciens,doit être les 12/5 de la longueur de la charge, et qui suivantd’autres doit être les 2/3 de la longueur de la pièce, peut sedéterminer par une analogie facile à saisir avec les bouches àfeu qui sont en usage.

C’est d’après ces diverses considérations, et d’après ce qui aété exposé au chapitre XX, que nous avons calculé les épais-seurs indiquées pour les canons à bombes, au tableau et auxplanches qui sont à la fin de cet ouvrage.

U âme des canons à bombes ayant un grand diamètre, doitêtre terminée par une chambre y parce que si la charge depoudre avait un diamètre égal à celui de l’âme, cette charge,d’après le poids que nous verrons plus loin qu’elle doit avoir ,serait trop aplatie pour être commodément introduite.

La chambre peut être : ou un tronc de cône comme auxmortiers à la Gomer et aux obusiers russes, ou un cylindrecomme aux mortiers et obusiers ordinaires.

Si la chambre conique comparée à la chambre cylindrique, asous le rapport de l’étendue des portées, quelque avantage ouquelque inconvénient, c’est dans une proportion bien peu pro-noncée et par conséquent bien peu digne d’attention, puisquel’expérience en ayant été faite et souvent réitérée, la forme pré-

23