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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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i 7 6 détails et dimension

des boulets massifs, avec lenorme charge de 20 livres depoudre , est 20/24du diamètre du boulet.

L'épaisseur de l’obusier fort de 8 pouces en bronze espagnol ,tirant avec la charge de 8 livres, est 16/24 de diamètre autourde la charge (il y a une chambre cylindrique) et i4p4 autourdu projectile.

L'épaisseur des carronades en fer de marine qui tirent desboulets massifs, est à peu près de 21/24 de diamètre autourde la chambre, et 18/24 autour du projectile.

Les épaisseurs des obusiers allongés ( et nos canons àbombes ne sont pas autre chose) peuvent être moindres quecelles des canons de même calibre ; parce qu'ils ont proportion-nellement une moindre longueur, une moindre charge et unprojectile moins lourd. Mais les épaisseurs des obusiers allongésdoivent être plus grandes que celles des mortiers tirant le mêmeprojectile à charge égale, parce qu’une même charge agit plusfortement sur une bouche à feu plus allongée.

Dans les canons et dans les obusiers allongés , la plus petiteépaisseur qui est à la volée , est à peu près moitié de la plusgrande épaisseur qui est autour de la charge. Cette diminu-tion, en avançant de la culasse vers la bouche , est plus consi-dérable encore dans les carronades (1).

La loi de décroissement de la plus grande à la plus petiteépaisseur, n’est point donnée par une ligne droite qui engendre-

(1) Le raisonnement fait voir qu’une fois !e projectile rais en mouvement, il nelui faut plus qu’un conducteur peu épais. Le calcul fournit le même résultat. L’ex-périence a prouvé que quand les bouches à feu crèvent, c’est très-rarement vers lavolée. Et la moitié de l’épaisseur à la lumière doit plutôt être considérée comme lemaximum que comme le minimum de l’épaisseur à la volée.