,86 DÉTAILS ET DIMENSIONS
La difficulté de faire une cfianjbreconvepable, pourune changemodérée, au fond d’une bouche à feu allongée de grand calibre,est beaucoup plus grande pour le calibre extrêmement fort de200, que pour les calibres de 48 et de 805 mais avec un peud’attention et gprès avoir examiné les proportions à donner à lacharge, à la chambre , au sabot, et au raccordement de lameavec la chambre : on voit que la difficulté peut être écartée,i°. en faisant la chambre un peu plus courte que la charge, demanière cependant à assurer la position fixe de cette chargeune fois plaççç ; 2 0 . en faisant le sabot assez allongé dans sa par-rtie conique pour emplir convenablement le cône qui raccordela chambre et lame; sans cependant trop éloigner le projec-tile de la charge , et sans trop diminuer la longueur de lapartie cylindrique de ce sabot, qui doit servir de conducteurà la bombe dans lame de la, pièce. ( Voyez aux planchesgravées, les diiuensions spiyant lesquelles ces conditions con-tradictoires ont pu être balancées. ) Il résulte de cette disposi-tion un léger yide autour de la partie de la charge qui. toucheau sabot ; mais le vide sera trop peu considérable pour avoirquelqu’inconvénient ; son influence ne sera qu’une portion àpeine sensible, de l’influence connue qu’a le passage du fluideenflammé de la capacité rétrécie de la chambre dans la grandecapacité de lame; et si ce vide imperceptible avait les incon-véniens qu’il n’aura pas, rien ne serait plus facile que de le sup-
l’avons vu au chapitre XXVIII ; et que dans les deux proportions de i 3 o et de8o fois]e poids du projectile, que nous proposons d’observer pour les canons à bombés de 80 etde 200 , ce 11’est pas la seconde qui est trop faible , c’est la première qui est surabon-dante. La longueur absolue restant la même pour ces deux bouches à feu , la pro-portion des poids en est par cela seul tout-à-fait changée; et l’on sait que dans toutesIq$ bouches à feu cette proportion va en diminuant, à mesure que le calibreaugmente.