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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES.

tuel de 24 : ch ar g e de 6 livres. C’est la proportion d’envi-ron un sixième du poids du projectile.

4 °. Pour le canon ordinaire de 36 , foré au calibre de 483 lacharge de 6 à 8 livres.

5 ". Pour le canon à bombes de 80, ayant le poids du canon

de 36 , la charge de 8 à 9 livres.

C’est la proportion

ordinaire

du septième au moins du poids du projectile.

6°. Enfin, pour le canon à grosses bombes , du calibre de i 5 oou 200: la charge de 10, 12 ou même i 5 livres de poudre.

On peut voir dans le tableau ci-dessus , à la charge de quellesbouches à feu en usage correspondent ces six charges.

D’après ces déterminations de charges, nous aurions pour lecalibre de /(8 quatre gargousses différentes , pour tirer le mêmeprojectile dans quatre bouches à feu de poids différens ; cette

4/12 , 5/ 12,6/12 du poids du boulet : le rapport des portées à la première chute aété comme les nombres ig , 22 , 23 , 26 , 27. Ainsi la charge double 11’a augmenté laportée que dans le rapport de 19 à 23 , et la charge triple dans le rapport de rg à 27,pour cette espèce de bouche à feu. — D’autres expériences bien faites sont celles de Stras-bourg , lors de l’établissement de l’artillerie dite de l’an XI ( artillerie qui a donnélieu à quelques critiques fondées , quoique reposant sur de bonnes expériences); ellesont prouvé , pour le canon de 6 , que les charges successivement augmentées duquart au tiers , et du tiers à la moitié du poids du projectile , 11e donnaient que des ac-croissemens très-peu sensibles dans les portées. — E11 1 , on essaya le canon de 24

sous l’angle de quatre degrés , avec les charges successives de b , 9 , 10 , 11, 12 , 14 ,16, 18 et 20 livres de poudre, et les parties obtenues furent ( moyennes de quatrecoups) 84°) 825, 85o,866, 833,8441 949 > 975,970 toises; ce qui est infinimentremarquable. — Robins tira , avec douze onces de poudre seulement, un boulet de 24 ,qui traversa vingt-deux pouces de bois de chêne, et qui s’enfonça encore au delà , dansla terre. — Nous avons tiré avec une charge plus faible encore que cette faible chargede Robins , un boulet creux , du' calibre de '.>4 , qui eut en ricochant , de 600 à 800toises de portée. —■ Le tir à ricochet fournirait une foule d’autres exemples des -portéesfournies par les très-faibles charges; mais ce serait sortir de notre sujeL, où il doitêtre surtout question des charges convenables aux grandes portées.