ao8 DÉTAILS ET DIMENSIONS
circonstance fournirait le moyen de varier très-simplement lacharge de ces diverses bouches à feu sur un même vaisseau,suivant l’étendue des portées ou la violence des chocs à ob-tenir. Ainsi, par exemple : dans un combat de loin , il seraitpossible de tirer les deux canons à obus de 48 ayant le poidsdes canons actuels de i!\ et de 18, tous deux avec la mêmecharge de 6 livres de poudre ; et dans un combat plus rap-proché, de les tirer tous deux avec la charge de 4 livres îp • cequi toutefois exigerait qu’on donnât la chambre de 4 livres ipà ces deux bouches à feu. On sait que les Anglais ont pourcertaines pièces de leur artillerie de mer, la grande, la moyenneet la petite charge.
La charge de poudre pourra être mise dans une gargousse enpapier, en parchemin , en serge, ou etc. Cettegargousse recevrasa forme sur un mandrin en bois, ayant le même diamètre quela chambre de la bouche à feu, et quelques lignes en moins,tant pour l’épaisseur de la gargousse, que pour la facilitéd’introduction de la charge.
La différence entre le diamètre de la charge et celui de lachambre devra être peu considérable. C’est ici une chose àlaquelle on ne fait pas généralement assez d’attention. Quandcette différence est trop grande , il arrive qu’il y a une grandequantité de fluide enflammé avant le déplacement du projec-tile , ce qui augmente beaucoup la vivacité du recul.
Il sera nécessaire que la gargousse soit assez longue, pourêtre toujours exactement poussée jusque sous la lumière, etpour ne pas laisser d’espace vide entre la charge et le projectile ;cardans le premier cas, le dégorgeoir n’atteindrait pas la gar-