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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES. 209

gousse ; et dans le second cas, on aurait une altération sensiblede la portée (1).

La bombe devra être placée sur un sabot en bois, au moyende deux bandelettes en fer-blanc, fixées avec des clous en cuivresur ce sabot. L’œil de la bombe sera placé dans le plan verticalpassant par l’axe de la pièce , et à égale distance de cet axe et dela paroi supérieure. De cette manière la fusée sera inclinée à 45 de-grés, l’ouverture tournée vers le haut. Cette position de la fuséeaura ces deux avantages : x°. de ne pas exposer l’artifice quiest dans le calice à être dégradé, ou par les coups du refouloir,ou par le frottement contre les parois de lame; 2 0 . de présenterce calice plus favorablement à l’action de la poudre enflammée,qui s’échappe en plus grande abondance par le dessus quepar le dessous du projectile.

Quant au sabot : il maintient la bombe dans la positionvoulue pendant qu’elle est poussée le long de lame de la pièce ;il empêche les battcmens intérieurs, qui sont destructeurs desbouches à feu; en empêchant ces battemens, le sabot diminueles mouvemens de rotation, qui sont une grande cause de dévia-tion; enfin le sabot augmente la portée (2).

(1) Ou a fait, sous ce dernier rapport, au moyen du mortier-éprouvette , l’expé-rience d’une même charge de poudre ( qui 11e remplissait pas la chambre) avec unerondelle en bois et sans rondelle. L’infériorité de portée sans la rondelle, fut tellementgrande et tellement incroyable , qu’on semblerait commettre une erreur si on lacitait. ( Ce fut à Essones , dans l’essai des poudres de diverses densités , de la fabrica-tion nouvelle proposée par M. Champy fils. )

(2) Le sabot conique augmente la portée beaucoup plus encore que le sabot ordi-naire ; mais nous ne parlons ici que du sabot dont le calice reçoit le projectile sansle forcer; c’est le seul qui convienne au tir des projectilés creux dans des canons demarine enfer. Si on employait dans les canons à bombes le sabot dit conique, il

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