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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES. ai5

rident grave ; mais cet accident est moins difficile à pré-venir, que l’inflammation des poudres en tonneaux ou en gar-gousses, qui sont employées en quantité beaucoup plus considé-rable, qui sont beaucoup moins garanties par la nature de leurenveloppe , et dont l’explosion aurait également une mortellegravité. Voyez au surplus, ce qui est dit à l'égard de ce danger,au chapitre trente-sixième.

Une des meilleures manières de lancer les bombes contre lesvaisseaux ennemis, serait, toutes les fois que la mer ne seraitpas trop agitée, de les tirer sous des angles peu élevés, en rasantla surface de l’eau , où , après avoir ricoché, elles frapperaientle but avec toute leur masse, et avec une vitesse amortie qui cau-serait des ébranlemens fort étendus, et qui ferait souvent resteret éclater la bombe , dans l’épaisseur même de la muraille, prèsde la flottaison, ce qui est le plus prompt moyen d’obtenir ladestruction qu’on veut opérer.

troduction de la bombe dans la pièce , on pourrait essayer la disposition suivante :la fusée serait fermée au bout qui est dans la bombe, et communiquerait son feu pardeux cravates d’étoupilles en croix, passant par des trous latéraux. La tête de la fuséeserait logée dans un creux au fond du sabot, et recouverte d’une étoffe claire, ou d’unpapier , ou d’un parchemin percé de petits trous , ce qui laisserait a la poudre de lapièce la faculté d’allumer la composition du calice sans décoiffer la fusée. Le sabotserait percé d’une espèce de lumière qui établirait la correspondance entre la poudrede la charge et le calice de la fusée. Si la charge était terminée par une rondelle enbois portant agrafe , cette rondelle serait elle-même percée d’une lumière bouchéeavec du parchemin. Avec cette disposition , on n’aurait pas de fusée à décoiffer ; lafusée ne se montrerait pas ; et il est probable que l’inconvénient de faite éclater labombe dans la bouche à feu n’aurait pas lieu, comme il arrive lorsqu’on met la fuséedu côté de la charge , puisque cet accident serait ici combattu par la petitesse de lalumière du sabot qui ne laisserait passer que peu de fluide , et par la clôture du petitbout de la fusée qui empêcherait la composition d’être poussée au dehors du canal ohelle est logée.. C’est une expérience facile à essayer.