2i2 DÉTAILS ET DIMENSIONS
moins favorable que le tir de la bombe elle-même; cependantquand on se trouvera à une distance très-rapprochée, et que lebà-timent ennemi offrira ou une carcasse très-légère , ou un grandnombre d’hommes en vue, on pourra tirer quelques coups àmitraille, qui avec des bouches à feu des calibres de /j 8, 80et 200, produiront un tout autre effet qu’avec les canons de 18,24 et 36 , et feront une exécution effroyable.
Lorsqu’on aura occasion de tirer les canons à bombes parun temps de forte gelée , il conviendra d e flamber et d’échauf-ler la pièce par un premier coup à poudre , pressé d’un valet encordage; afin que le métal étant échauffé graduellement, n’é-prouve pas l’étonnement, qui est toujours plus ou moins nui-sible pour une substance cassante à froid. Ceci, au reste , estcommun à toutes les bouches à feu en fer.
Quant aux précautions nécessaires pour conserver et em-ployer sans danger les bombes à bord : elles seront analoguesà celles qu’on prend habituellement pour y conserver les pou-dres, qui ne sont pas moins dangereuses que les bombes; etpour y conserver les bombes elles-mêmes, que la marine em-ploie sur sesgaliotes. Chaque bombe pourra être placée dans unecaisse particulière; elley serait étoupée, enfermée; et cette mêmecaisse pourrait servira la transporter. Les charges de poudre se-raient toujours placées et apportées séparément; et le calice dechaque fusée, qui serait coiffé avec précaution, ne serait mis àjour , qu’au moment de placer la bombe dans la pièce (1).
L’explosion d’une bombe à bord serait sans doute un ac-
(1) four écarter entièrement le danger de l’indamination de la fusée avant l’in—