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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES. 2

— Pour manœuvrer facilement, il faut placer les centres tle ro-tation très-près des centres de gravite, et tenir au contraireles points d’application des forces aussi éloignes que les loca-lités le permettent.—Pour assurer dans tous les instans la stabi-lité , les divers centres de gravité doivent être peu élevés au-dessus des points-d’appuis, et les points d’appuis aussi écartésque possible les uns des autres. ■—■ Pour résister aux réactionset surtout à celles produites par le tir d’un gros projectile , ilfaut que les momens de la force décomposée ne soient pointtrop considérables ; et à cet effet les points où celte force vientse détruire doivent être plutôt bien placés que très-renforcés. —Il doit y avoir juxta-position et pression habituelle entre lestourillons delà bouche à feu et les encastremens de l’affût, afind’avoir un système bien lié qui ne se disloque pas par la réac-tion (i).,— L’affût doit pouvoir fonctionner dans toutes lespositions du batiment, par le roulis, le tangage , etc., et il doitpouvoir être tenu à la sen’e simplement avec solidité.

L’affût dont nous avons fait le tracé d’après ces principes,et que nous proposons d’essayer pour l’épreuve du canon àgrosses bombes de i 5 o ou 200, serait le suivant (2) :

(1) L’un des meilleurs moyens à opposer à l’effet des réactions, est celui qui estpratiqué par les Russes pour leurs grands obusiers, dits licornes. Us maintiennentles susbandes avec des chevilles fortes , à bouts taraudés , dont ils ont soin de for-tement serrer les écrous avant de tirer. De cette manière , la pièce et son affûtforment ensemble un même système et un seul corps, qu’aucun ébranlement nepeut disloquer. Par cette facile précaution , ils tirent sur des affûts extrêmementlégers , une des plus vigoureuses de celles des bouches à feu qui marchent avec lesarmées en campagne.

(2) Les diverses notions sur les affûts , qui sont exposées dans ce chapitre, sont ti-rées : — des affûts marins ordinaires ; — des affûts de côte et de place de l’artillerie

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