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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DÉTAILS ET DIMENSIONS

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par les formes , le poids , et le mouvement de la bouche à feu ,dans les différentes circonstances de son emploi; il faut de plusqu’il convienne comme ouvrage de charpenterie et de serrurerie;et quand il s’agit d’un affût marin, il faut qu’outre ces condi-tions générales, communes à toutes les constructions d’affûtsquelconques, il satisfasse encore à quelques conditions particu-lières , spécialement relatives aux convenances locales de l’in-térieur des bâtimens; convenances qui ne peuvent être par-faitement appréciées que par les personnes qui ont une grandeconnaissance pratique de la mer.

Pïe voulant pas et ne pouvant pas entrer dans le détail deces dernières considérations , nous nous bornerons ici : à indi-quer quelques principes , et à décrire ensuite succinctement lemodèle d’affût qui, pour essai et pour l’opération d’éprou-ver les nouvelles bouches à feu , nous paraît pouvoir conve*nir sous le canon à grosses bombes. Lorsque ce modèle d’af-fût aura été observé pendant les épreuves, il pourra ensuiteêtre corrigé , amélioré , et employé pour le service ordinaire.Parlons d’abord des principes généraux.

L’affût doit être assez simple, pour être construit et réparé par-tout; assez commode pour être promptement manœuvré par unpetit nombre d’hommes ; assez solide pour n’exiger à bord quedes réparations faciles et peu fréquentes. — Il doit offrir lesmoyens d’opérer facilement, indépendamment les uns des autres,et avec des constructions réduites au minimum des dimensions in-dispensables , les trois mejivemens : d’élever ou abaisser l’anglede tir, dans les limites que prescrira la portée de la pièce ; dereculer la pièce ou la remettre en batterie de la quantité con-venable pour charger commodément ; de pointer circulaire-ment à droite et à gauche dans la plus grande étendue possible.