DES NOUVELLES ARMES. 219
simple abaltage cle levier, très-roulant dans les instans où onle manœuvre (r).
4°. Pour procurer aux roulettes de devant plus de mo-bilité , on pourrait leur donner un essieu en fer et de légèresboîtes en cuivre ; on pourrait même les faire tout en cuivre.L'essieu en fer n’aurait nulle fatigue, puisque les roulettes neporteraient rien pendant le recul. Il est inutile de dire, que lacirconférence des roulettes serait tangente au prolongement dudessous des flasques, afin de ne pas porter pendant le reculet de porter aussitôt qu’on soulèverait le derrière de l’affût.
5°. Afin de manœuvrer avec force et commodité : les deuxroulettes auraient des trous dirigés à leur centre, pour rece-voir des leviers en fer, avec lesquels on embarrerait commeaux rouleaux d’affût de côte; et afin que l’abattage de ces le-viers ne fasse jamais tourner les roulettes sans faire mouvoirl’affût, le bandage extérieur de chaque roulette porterait desclous à tête saillante et aiguë, qui mordraient dans le bois dela plate-forme ou du pont. Cette disposition procurerait uneespèce d’engrenage solide, et donnerait beaucoup de forceavec beaucoup de simplicité ( 2 ).
6°. Pour donner à l’affût le mouvement de pointage latéral,et pour bien diriger le recul, ainsi que la mise en batterie et
(1) Comme l’affût heurte : soit en avant au moment de la mise en batterie, cequi peut déranger le projectile; soit en arrière à latin du recul; il sera bond’amortir cet effet au moyen d’un valet de cordage.
(2) Ces clous servant à engrener pourraient avoir une tige en vis à bois pourse remplacer plus facilement; leur tête serait une pyramide quadrangulaire dure ettrempée, ayant de deux à quatre lignes de saillie sur le bandage de la roulette. La dis-tance entre deux clous successifs serait telle, qu’une pointe cessant de mordre, lasuivante engrenât à son tour. Si un long emploi de ces pointes causait sur le pont unedégradation trop grande , on mettrait sous l’affût une plate-forme légère et postiche, qui