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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES,l'affût que nous proposons ici, est destiné aux canons à grossesbombes; or ces canons doivent être placés sur des bâtimensde construction particulière, où il y aura peu de bouches à feu,et où les inconvéniens de l’aiguille disparaîtront.

Si toutefois on voulait profiter de quelques-uns des avantagesde ce nouvel affût sans admettre l’aiguille , il serait possible dele faire de la manière suivante : le corps d’affût frotterait pen-dant le recul ; il porterait sur les trois roulettes pour la mise enbatterie et hors de batterie ; les roulettes de devant recevraientdes leviers et mordraient par des pointes à leur circonférence ;mais on suppléerait à l’aiguille, pour la circulation latérale, aumoyen d’un levier, en fer, autre que celui dont il est parléplus haut. Ce second levier, entrerait par sa pince dans unlogement pratiqué à l’entre-toise de mire ; il soulèverait cetteentre-toise, et il porterait une roulette en cuivre , dont le planserait perpendiculaire à l’axe de l’affût, en sorte que cet affûtse trouverait alors sur trois roulettes, dirigées convenablementtoutes les trois, pour la circulation sans frottement (1).

Afin de donner à cette dernière manœuvre tout l’avantagepossible, il faudrait qu’un palan, fixé sous le sabord, traversâtles deux entre-toises , dans l’axe même du système auquel ilservirait de conducteur, et c’est ici une disposition qui peut-êtreconviendrait à toute espèce d’affûts marins.

Nous ne parlons pas des détails relatifs aux équipages plusou moins simples, de bragues , de palans, etc., à employer

(0 II est inutile de dire que , dans ces leviers à roulettes , le bras qui est entre laroulette et la pièce doit être le plus petit possible , tandis que le bras entre la rou-lette et la poignee doit au contraire être très-grand. Les deux bras du levier doiventfaire entre eux un angle, ayant son sommet au point où porte la roulet'e , etayant l’ouverture convenable pour l’abattage.