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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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23ü DÉTAILjS ET DIMENSIONS

rieur et à l'intérieur comme les obus qu’on emploie à la guerre,

sauf quelques améliorations.

La suffisante inertie des bouches à feu opposée à la réactiondes gros projectiles, est une chose sur laquelle nous avonsbeaucoup insisté : parce que c’est une condition à laquelle onavait jusqu’à présent donné trop peu d’attention} parce quec’est pour n’avoir pas satisfait à, cette condition indispensablequ’on a eu jusqu’à présent de très-faibles obusiers en France ,en Angleterre et en Autriche 5 et parce que c’est aussi par-làqu’ont échoué plusieurs projets analogues à celui que nous pré-sentons. Mais le principe de la nécessité de l’inertie était connude tout temps ; les Prussiens, les Russes et les Espagnols avaient eu soin de l’observer pour leurs obusiers j et, en 1810,M. de Willantrois avait montré, en France , l’énorme puis-sance d’action à laquelle il est possible de s’élever en sachantse soumettre à cette condition.

Nous n’avons donc rien inventé, rien innové., et presque rienchangé ; nous avons seulement réuni des élémens épars, auxquelsil suffisait de donner, avec un peu d’attention, la grandeur etles proportions convenables , pour atteindre le but importantque nous nous étions proposé (1).

En résumant ici ce qui est détaillé dans çe cinquième livre,

(1) Quand oji vient dire à celui qui propose une amélioration raisonnable : Votreidée se trouvait là ! presque toujours on fait à la fois preuve de mauvais vouloir etde peu de savoir ; car non-seulement l’idée se trouvait là, mais elle se trouvait encorebien ailleurs. Ceux qui ne travaillent pas à la légère , savent qu’aucune idée nou-velle n’est assez élaborée dès sou origine pour pou.vojr être admise et réussir à la pgre-mièreou à la seconde proposition ; et que c’est toujours après beaucoup d’autres ,'qu’onarrive à établir définitivement et d’une manière praticable toute espèce de vérité. (Voyezce qui est dit à ce sujet aux chapitres XXIII page S6 et XXIV page i 16. )