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rait épargné plus d’un revers à notre marine. Quel a donc étéle mot if qui, après plusieurs expériences authentiques, officielleset satisfaisantes , a pu empêcher l’admission d’un si facile moyeude victoire? Ce motif a été, dit-on, le danger qu’il y aurait àemployer de tels projectiles à bord.
S’il est vrai qu’il soit trop périlleux; d’employer à bord desprojectiles à explosion des calibres de 18, a/p et 36, il sera vraià beaucoup plus forte raison, qu’on ne devra pas y admettre desprojectiles semblables ayant le calibre de 200 5 mais ce périlest-il bien véritable ?
Des hommes du plus haut rang, aussi désintéressés danscelte question que capables de la bien juger, et plusieursmarins connus par leur expérience , ont affirmé qu’on doitet qu’on peut sans inconvénient employer les projectiles creuxà bord. Nous allons examiner dans ce chapitre si leur as-sertion a été inconsidérément hasardée (1).
Pour objecter un péril, il ne suffît pas d’affirmer qu’ilexiste ■, il faut voir ce qu’il est y il faut le mesurer, or, qu’avons-
(1) M. de Gribeauval ; premier inspecteur général de l’artillerie , qui a recon-stitué l’artillerie française, et on peut dire celle de l’Europe. — M. le général Gas-sendi , qui est auteur de l’Aide-mémoire , et qui a dirigé l’artillerie au ministère dela guerre pendant une parti? de la guerre de la révolution.—M. le général d’Abo-ville, premier inspecteur général de l’artillerie.—M. le général Lariboissière, premier•inspecteur généraF de l’artillerie.—Messieurs les généraux d’artillerie Andréossi,Lamartillière, Willantrois-,etc. —Le comité réuni de l’artillerie, dans un grandnombre de rapports officiels. —M. Forfait, ministre de la marine.—M. Cornibert,un des chefs de l’artillerie de marine et auteur d’un ouvrage sur ce service. —M.Montgéri, officier supérieur de la marine. —M. Ch. Dupin , officier supérieur dugénie maritime , etc. , etc. Voyez les citations nombreuses qui font la matière ditvingt-quatrième chapitre de cet ouvrage.