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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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AUX OBJECTIONS. 95.'»

nous aujourd’hui sur un vaisseau ? et qu’aurons-nous avec lesnouvelles armes?

Un vaisseau de ligne porte aujourd’hui 60 mille livres depoudre pour la charge de ses canons ; et d’après l’approvision-nement moins abondant qui sera nécessaire en employant desprojectiles plus promptement et plus violemment destruc-teurs , le même vaisseau ne porterait à l’avenir que i5 à 20mille livres de poudre pour la charge de ses bouches à feu, et7 à 8 mille enfermées dans l’intérieur de ses projectiles, c’est-à-dire en tout seulement 3o mille livres (1).

Ce qu’il y aura de nouveau sera donc : d’un côté 3o millelivres de poudre au lieu de 60 mille , réduction qui diminuerad’autant les dangers j et d’un autre côté, introduction du dangernouveau que causerait l'inflammation par accident,de la poudrecontenue dans les obus.

Sans doute ce serait un accident grave que l’explosion d’unobus à bord ; mais c’est aussi un accident grave que l’explosiondes gargousses ordinaires de douze livres •, c’en est un bien plusgrave que l’explosion d’un canon de mauvaise fonte qui vientà crever; c’en est un d’une gravité mortelle que l’explosion d’unmagasin dt 60,000 livres de poudre; et cependant on s’est par-faitement habitué dans la marine aux gargousses, aux canonsde fonte et aux magasins à poudre. Combien donc ne s’habi-

(1) Nous supposons ici un approvisionnement de 3 o à 4 ° obus de 48 pour cha-cune des pièces. Il y a h la vérité aujourd’hui un approvisionnement de 70 à 80coups par pièces sur les vaisseaux, mais les combats avec des obus de 48 seront sivifs et si promptement décidés , que certes on ne tirera pas la moitié du nombredes coups qu’il est aujourd’hui nécessaire et possible de tirer. Quant aux charges,elles seront se.ilement de 3 17?, , 4 >72 et 6 livres de poudre, au lieu d’étre de4,8,8 et 12 livres ( voyez livre cinquième ); en mettant 80 coups par pièces àbord, on n’auiait encore que 44 ,000 livres de poudre, au lieu de 60,0000.