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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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a44 RÉPONSES

initiale; mais la grande vitesse finale n’est nullement ce qu’ilfaut obtenir dans la marine, surtout avec des projectiles quipèseront plus de ioo livres. Ces projectiles en effet, auront uneénorme quantité de mouvement par leur masse ; et s’ils avaienttrop de vitesse, ils traverseraient vivement le bord ennemi, sansy produire d’autre dommage qu’un trou ; tandis qu’agissantavec une grande masse et une faible vitesse , ils produiront unébranlement général, ils écraseront les bordages et les mem-brures, ouvriront la muraille et causeront, même avant d’é-clater , des ravages très-considérables.

Quant à l’enfoncement des bombes dans le bois des vais-seaux, on sait, par les résultats de l’expérience : que pour lesprojectiles creux comme pour les projectiles massifs, les enfonce-raens s’accroissent à mesure que le calibre augmente ; ainsi lesgrosses bombes s’enfonceront davantage que les obus ; or l’ona vu dans le livre quatrième, que ceux-ci, lors même qu’ilsne sont pas tirés à forte charge , s’enfoncent beaucoup dansles bois ou dans les autres milieux résistans. On aura donc despénétrations suffisantes ; il pourrait même arriver qu’elles fus-sent trop grandes, et fissent traverser à la bombe les deux mu-railles opposées du bâtiment à détruire ; mais alors il seraitfacile de les modérer, en chargeant moins la bouche à feu, dansles cas où l’on sera très - rapproché de l’objet à battre.

On peut voir au surplus, pour tout ce qui est relatif à laportée et à la pénétration des projectiles creux, ce qui est ditau chapitre vingt-septième , et surtout les expériences relatéesau chapitre vingt-troisième.