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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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AUX OBJECTIONS.

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CHAPITRE XXXVIIL

Le tir des projectiles creux n aura-t-il pas moins de jus-tesse que celui des boulets massifs ?

Le défaut de justesse dans les projectiles , soit que ces pro-jectiles soient massifs ou creux, tient à plusieurs causes, etvarie par plusieurs circonstances. Nous allons examiner sépa-rément ces causes et ces circonstances, en ce qui concerne letir des projectiles creux.

On reproche aux obus ordinaires de grandes déviations.Ces déviations proviennent de ce que les obus ordinaires ontdes inégalités d’épaisseur, qui éloignent leur centre de gravitéde leur centre de ligure ; mais nos bombes n’auront pas cetinconvénient, puisque nous proposons de les faire concentri-ques , et de les mettre en cela dans les mêmes conditions queles projectiles massifs.

La pesanteur spécifique est moindre dans les projectilescreux que dans les projectiles massifs. Cette circonstance est dé-favorable à la justesse vers la lin de la trajectoire du projectile ,à cause des effets de la résistance de l’air ; mais la moindre pe-santeur est favorable dans les commencemens de cette mêmetrajectoire, parce que la vitesse initiale étant plus grande, et lapesanteur plus petite, la ligne parcourue par un projectile plusléger, est moins courbée dans les premiers momens,rase deplus près la surface de l’eau, et permet de tirer sous un anglemoindre pour atteindre à la même distance. Nous aurons doncpour les petites distances, la supériorité de justesse ; et ce n’estcertes pas pour les grandes distances, que la justesse du tir doitêtre comptée pour quelque chose à la mer.