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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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246 RÉPONSES

La longueur de la pièce influe un peu sur la justesse dela direction du projectile, et beaucoup sur le pointage. Orles canons à bombes auront, à très-peu près, la même lon-gueur que les canons ordinaires de marine.

Nous aurons donc, par ces diverses influences, une justessede tir égale à celle que procure l’artillerie de mer actuellementen usage ; et même il est vraisemblable que nous aurons unejustesse plus grande, à cause de l’emploi des sabots, et surtoutà cause de la diminution du vent , qui est un des meilleursmoyens d’augmenter la justesse.

Mais eussions-nous une justesse moindre, cet inconvénient,qui serait fort grand dans l’artillerie de terre, se ferait beaucoupmoins sentir dans l’artillerie de marine , où la précision esttoujours une chose impossible. A la mer en effet, toute espèce detir est peu utile de loin5 et quand on tire de près, ce n’est pas lajustesse du pointage ou des instrumens, c’est la-propos du dé-part du coup qui donne la chance d’atteindre l’ennemi ; or cetà-propos dépend de l’habileté du canonnier, beaucoup plus quede la bouche à feu ou de son projectile.

Un des meilleurs moyens d’atteindre avec justesse le corpsd’un grand vaisseau sera de tirer en ricochant, rasant la sur-face de la mer} et les projectiles les plus gros et les moins lourdsspécifiquement sont ce qui convient le mieux à cetir(i).

( 1 ) U est si vrai que dans les premiers momens la trajectoire est plus droite, etpar conséquent le tir plus juste, pour les projectiles creux que pour les projectilesmassifs , qu’aux épreuves en grand faites à Douai et à Strasbourg , en i3i<), sur desobusieVs allongés , la portée, scus les petits angles rapprochés de l’horizon , étaitj>resque la même pour les obus vides, et pour ces mêmes obus remplis de plomb etpesant plus que le projectile massif lui-même. C’était seulement sous les angles élevésque le projectile lourd prenait la supériorité de portée qui lui est propre. Ces mêmes