AUX OBJECTIONS.
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CHAPITRE XL.
Les canons à bombes ne seront-ils pas des bouches a feu troplourdes et incommodes a manœuvrer ?
Ce qui a été dit, au livre cinquième, d’une espèce de similitudeentre nos canons à bombes et les mortiers de M. de Willantrois,pourrait faire naître l’objection : d’emploi coûteux, d’incom-modité, d’énormité, etc. qui a été faite contre ces mortiers $mais la comparaison ne saurait nullement être admise. En effetle problème proposé par le gouvernement, et résolu par M. deWillantrois, avait été d’obtenir d’excessives portées ; il fallaitdonc, non-seulement des bouches à feu d’un grand poids et d’ungrand calibre, mais encore des charges démesurées, des bombespresque massives, et, par une suite inévitable, des réactionsénormes , des dégradations rapides, etc. On a nommé toutcela des monstruosités, et c’est avec peu de justice, car les mor-tiers de M. de Willantrois ( qui ont fourni des portées de 3oootoises ) étant employés sagement, comme il entendait qu’ils lefussent , étaient et sont encore, l’unique moyen d’empêcherqu’une flotte ennemie ne passe l’hiver à poste fixe , à l’entréede certains passages où les bouches à feu ordinaires ne peu-vent l’atteindre.
Le but de nos canons à bombes est tout autre, et nos moyenstrès-différens : il ne s’agit point ici de donner aux bombes dosportées inusitées , mais de leur donner la justesse et la portéedes canons ordinaires de marine ; par conséquent il ne nousfaut ni de trop fortes charges, ni des projectiles trop pesans,qui donnent lieu à des embarras et à des dépenses considérables ,
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