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réparée. Ce cas, il est vrai, ne sera pas fréquent, et les bom-bes, de même que les boulets, rencontreront ordinairementla partie du vaisseau qui se montre au-dessus de la flottaison;mais nous avons vu aux chapitres vingt-deux et vingt-troi-sième, combien sera considérable l’effet dos bombes, et com-bien elles étendraient loin le déchirement du bois , quelquesoit îe lieu de leur choc et de leur explosion.
2°. La destruction des mâts et du gi’éement d’un vaisseauennemi, est sans doute un moyen de victoire autant que la des-truction du corps de ce vaisseau ; mais les bombes auront bienplus que les boulets massifs, la faculté de procurer ce résultat ;car l’explosion d’une bombe dans le corps d’un mât le renverserairrévocablement ; et il est de toute évidence que le gréement,les lmnes et les ponts , sont beaucoup moins balayés par lescanons actuels de 12 , 18, 24 et 36, qu’ils ne le seront par lechoc , et l’explosion des bombes , et par l’effroyable mitrailledébouchés à feu des calibres de 48, 80 et 200.
3°. Les bombes qui tombent d’en haut, non-seulement n’at-teignent presque jamais le but; mais encoi’e elles sont moins re-doutables que celles qui seront tirées horizontalement. Unebombe en effet, ne perce entièi-ement par sa chute, que les naviresd’une grandeur secondaire, et non les vaisseaux de ligne. Ce queles grands vaisseaux ci’aignent dans les bombes, c’est l’incendie etle fracas de l’explosion : or avec des bombes lancées commedes boulets, en rasant la sui’face de l’eau, on atteindra fort sou-vent le but; on produira à coups réitérés les explosions; on feradans la muraille du vaisseau des brèches quelquefois énorixaes ;et puisqu’un seul petit obus de 24 ou 36, peut mettre un vais-seau en perdition et le couler ( ainsi que nous l’avons vu auxchapitres précités), comment pourrait-on supposer que lesvaisseaux résisteront aux effets multipliés d’obus de 48 et de
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