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bombes de 80 et 200? Voyez au surplus ce qui est démontré àce sujet par les expériences citées aux chapitres vingt-deuxièmeet vingt-troisième.
CHAPITRE XLIV.
L’ennemi ne ponrra-t-il pas revêtir ses vaisseaux d’une
armure préservatrice ?
Une armure préservatrice ne pourrait être faite que de bois,ou de fer, ou de diverses matières légères.
Si c’est un surbordage en bois : les projectiles creux, d’api’èsce que nous avons vu au chapitre vingt-troisième, le dislo-queront , l’incendieront et le perceront, eût-il même l’épaisseurde quatre pieds sans aucun vide; or, en calculant le poidsd’une telle épaisseur de bordage, on voit qu’il serait, sur un vais-seau de ligne, deux fois aussi considérable que celui de toutel’artillerie de ce vaisseau, et que par conséquent il serait aussiimpraticable qu’insuffisant.
Si c’est une cuirasse en fer , qu’on veut opposer au choc desbombes épaisses et concentriques du calibre de 200, qui serontlancées par les petits bâtimens nouveaux, dont nous parleronsau livre huitième : comme ces bombes auront une masse dei4o livres, et une vitesse assez grande, il faudra pour que lacuirasse puisse résister, lui donner une épaisseur de fer telle,que cette armure étendue sur la vaste surface d’un vaisseau, leferait couler à fond par l’immensité de son poids. Et ce qu’ilne faut pas omettre ici, c’est que, quand bien même une armuresolide serait praticable sur les bâtimens nouveaux que nousproposerons plus loin, cette armure n’en serait pas moins inad-