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d’obtenir à la mer; et d’ailleurs, les bâtimens armés de canonà obus et à bombes auront encore un avantage immense dans cecas-ci, par l’effroyable quantité de mitraille que vomiront desbouches à feu ayant le calibre de 48,80, et 200.
4 °. Pour tirer sur les édifices d’une ville, les projectiles mas-sifs n’ont un effet très-redoutable que quand ce sortffdes bouletsrouges; mais il est impossible de faire rougir les boulets à bordsans s’exposer à un péril aussi grand que celui qu’on ferait courirà l’ennemi : tandis qu’au contraire avec les canons à obus et à bom-bes, on produira le genre d’effetquipeut causer le plus de désordreet de destruction dans l’intérieur d’une ville ; et l’avantage qu’onaura sera d’autant plus remarquable , que les canons à bombespouvant être tirés sous des angles plus élevés que les canonsordinaires, on pourra, contre un but aussi étendu qu’uneville, tirer en se tenant soi-même hors de portée.
5 °. Enfin un vaisseau peut avoir à battre des murailles enpierre, et alors il faut des boulets massifs; mais ce cas est uneexception rare, c’est une destination tout-à-fait spéciale, pourlaquelle il serait fort naturel de prendre des mesures spéciales;et cependant, même pour ce cas extraordinaire, le systèmed’armement que nous avons proposé peut encore offrir, etmême offrir avec supériorité les moyens nécessaires.
En effet : dans ce système (voyez livre septième), les grandesfrégates auraient leur batterie principale armée de canons à obusde 48, ayant le poids de 5 x00 livres, et les vaisseaux de ligne,outre une semblable batterie , auraient leur batterie principalearmée de canons ordinaires de 36 forés au calibre de 48, ou mieuxencore de canons à obus de 48, ayantcommele canon oi’dinaire de36 le poids de 7200 livres , avec des formes plus avantageuses.Or un canon de 48 , pesant 5 ioo livres, c’est-à-dire 106 fois 48livres, et un canon de 48 pesant 7200 livres, c’est-à-dire i 5 o