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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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264 RÉPONSES.

fois 43 livres, sont des Louches à feu qui pourront tirer le bouletmassif de 43, avec des charges de poudres suffisantes pourdonner de très-grandes vitesses. On aura donc des armes d’unegrande puissance pour ouvrir la brèche, et il suffira de s’ap-provisionner de boulets massifs de 48 en lest, quand on seradans le cas d’avoir cet objet à remplir.

On ne saurait dire, que des bouches à feu pesant 106 et i5ofois le projectile ne seront pas assez fortes pour battre en brèche ;car il est arrive dans la campagne d’Egypte , qu’à défaut degros canons , on a établi avec de simples carronades des batte-ries de brèche qui ont bien réussi ; or les carronades ne pesant que69 boulets, sont loin de pouvoir employer la charge nécessairepour donner les vitesses qu’on obtiendra avec des pièces pesant106 et i5o boulets; et outre cette infériorité il y avait, pour lesboulets des carronades de 24 ou 36 , une masse bien moindreque celle du boulet de 48.

Au reste : la faculté de combattre des remparts en pierreavec des vaisseaux en bois , ne sera plus une de celles qu’aurontà l’avenir les maîtres de la mer ; car les remparts s’armeronteux-mêmes de canons à grosses bombes, qui empêcheront lesvaisseaux de s’approcher , et qui en donnant à la défensive unavantage qu’il serait à désirer qu’elle eût partout sur l’offensive,auront encore cet effet, de l’endre les boulets massifs inutiles àl’artillerie de mer, dans la seule occasion où ces boulets au-raient pu conserver la supériorité (1).

(1) Dans lasupposition où le moyenproposé neseraitpasadmis , et ou l’observationqui termine ce cliapitrene serait pas applicable ; c’est-à-dire, si on ne croyait pas pouvoiremployer le 48 , et si on avait à battre des remparts bien bâtis et mal défendus : alorson armerait le vaisseau tout en 36 ; comme il est dit au livre troisième, et on tireraitdes boulets creux contre la marine, et des boulets massifs contre les murailles.