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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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2 68 RÉPONSES AUX OBJECTIONS.

Il est rare toutefois, que l’introduction des nouveautés les plussimples ne fasse pas naître quelque difficulté imprévue. L’exé-cution donne lieu à divers obstacles ; mais quand il s’agit d’unechose qui a été mûrement réfléchie , et que l’épreuve en estconfiée àdes personnes expérimentées (qui veulent sincèrementla réussite) les obstacles sont bientôt et quelquefois bien faci-lement surmontés.

Et pourquoi ne la voudrait-on pas cette réussite ? Les nouvel-les armesque nous proposons pour la mer ne sont l’invention nide nous, ni de personne en particulier ; elles dérivent naturelle-ment des essais et des pratiques usuelles auxquelles tous lesofficiers instruits ont antérieurement coopéré ; et elles procu-reront des avantages qui profiteront à tous. Ces armes, en effet,lorsqu’elles auront été essayées, corrigées, et qu’elles seront adop-tées , feront disparaître les grands vaisseaux qui sont si coûteuxde tant de manières; elles abaisseront l’orgueil despotique dela marine de haut bord ; elles mettront le faible en état de sedéfendre ; elles fourniront au commerce le moyen de châtier lesforbans et les Barbaresques jusqu’à l’époque où ceux-ci aurontpu être semblablement armés ; elles feront courir à tout agres-seur , quelque puissant qu’il soit, un péril imminent qu’il nesera pas toujours disposé à braver; elles contribueront doncbeaucoup à ce que les mers deviennent plus libres ; or qui pour-rait avoir cette opinion , que la liberté des mers ne soit pas unedes choses les plus désirables, pour le bien général de la so-ciété ?