AUX OBJECTIONS. 2 6 7
troupes de terre ? Ne pouvons-nous pas repousser à l’avenirles vaisseaux ennemis, par les bombes de nos vaisseaux, commenous les repoussons aujourd’hui par les bombes de nos rem-parts et de nos batteries de côte ? Et enfin, quand il est admisque la marine peut venir écraser sous les bombes de ses galiolesles femmes et les enfans d’une ville assiégée, pourquoi serait-onobligé de respecter ses forteresses flottantes, et ses combattansqui ont toute faculté de riposter ?
CHAPITRE XLIX.
Conclusion du livre sixième.
En discutant les observations diverses, qui peuvent être éle-vées raisonnablement contre les armes nouvelles quenouspropo-sons pour l’artillerie de mer, nous n’avons éludé volontairementaucune difficulté, et nous avons cherché à opposer des réponsesprécises aux objections positives, et même aux assertions vagueset hasardées. Nous n’avons cependant la prétention, ni d’avoirtout pi’évu, ni d’avoir victorieusement tout éclairci ; mais nousespérons, que peut-être nos réponses auront dissipé les doutesles plus importans à faire disparaître, et qu’elles auront mon-tré, que plus d’un empêchement grave en apparence peut êtrefacilement écarté.
Les expériences que nous demandons concorderont sansaucun doute avec les nombreuses expériences antérieures quenous avons citées ; car ce qui est une fois vrai reste toujoursvrai, dans les mêmes circonstances. Les expériences offrirontde plus une excellente occasion d’améliorer.