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80 pendant qu’on tirera quatre obus de 48, la question se ré-duira à savoir , si quatre obus de 48 feront autant de mal quetrois bombes de 80 5 or, la bombe de 80 contiendra 65 onces depoudre, et l’obus de 48 n’en contiendra que 37 onces.
On pourrait donc à cet égard, élever qnelques doutes favora-bles à l’emploi de la bombe de 80, pour la grande batterie desvaisseaux de ligne ; mais des personnes très-expérimentées s’é-tant prononcées contre des projectiles pesant plus de 36 livrespour le service des nombreuses bouches à feu des grands vais-seaux , nous supposerons qu’on fera bien de préférer pour cesvaisseaux, le calibre de 48 , dont le projectile creux ne pèseraque 35 livres.
Il résulterait de ce qui précède : que dans le cas où l’onn’admettrait pas le canon à obus du calibre de 80 , l’obus de48 serait le seul projectile employé à bord des grands bâti—mens actuels de la marine militaire 5 que ce projectile uniqueserait tiré par quatre modèles de bouches à feu, différens entreeux de poids et de longueur, suivant le rang du bâtiment etl’élévation des batteries, ce qui offrirait à la fois, une très-tgrande puissance dans les effets de l’artillerie , une grandesimplicité et une grande uniformité dans ses moyens.
Rien toutefois n’empêcherait qu’un vaisseau ou une frégate11e pût recevoir, dans des emplacemens bien choisis, quelquescanons à bombes de 80 ou même de 200 , qui, étant montéssur des affûts convenables, n’augmenteraient que peu les em-barras, et procureraient un très - considérable accroissementde puissance.
Quant à l’emploi total et habituel de ces canons à grossesbombes, il serait réservé à des bâtimens d’une construction par-ticulière, dont nous parlerons au livre huitième.