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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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SUR LES BATIMENS EXTSTANS.

Quant aux corvettes, bricks, etc. : ceux cle ces bâtimeus quisont aujourd’hui en état de porter des canons de ï 2 et de 8, re-cevraient le can on à obus de 36 ou la carronade à obus de 48ou 36 en remplacement de ces canons; et ceux qui ne portentque des canons de 6 oudes carronadesde 24, seraient arme's dela carronade à obus de 36 . On pourrait ajouter aux uns et auxautres quelques-uns des obusiers de 80, dont il sera parlé auchapitre suivant.

De cette manière : des bâtimens extrêmement médiocreslanceraient les projectiles creux de 48 ou au moins de 36 , demême que les plus grands vaisseaux ; ils auraient pour minimumdu calibre de leur artillerie, ce qui en est aujourd’hui le calibremaximum de l’artillerie de mer ; ils auraient même quelquescoups à tirer du fort calibre de 80 ;et cette supériorité de calibre,qui ne serait achetée par aucune gêne sous le rappoi't du poidset du service des bouches à feu, ne serait cependant que lamoindre partie des avantages qu’aurait le nouvel armement,puisque la supériorité décisive serait donnée, bien moins encoreparla grandeur du calibre, que par l’introduction du redoutableeffet d’explosion des projectiles creux.

Un autre armement, qui s’il n’était pas trop coûteux, serait ex-cellent pour les petits bâtimens de guerre, pourrait être com-posé d’obusiers longs, en bronze, des calibres de 24 et de 32 ,pesant seulement 1200 et 1800 livres, qui sont décrits à l’appen-dice de cet ouvrage. On y pourrait joindre quelques - uns desobusiers courts, en fer, de 80, dont il est parlé au chapitre ci-après :