LES NOUVELLES ARMES.
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CHAPITRE LUI.
Armement nouveau des bâtimens du commerce.
L’artillerie de marine actuellement en usage, ne cause auxbâtimens agresseurs, que des dégradations rarement mortelles;par conséquent un navire n’a de force avec cette artillerie, quepar le très-grand nombre des coups qu’il peut tirer ; d’où ilrésulte que le commerce est dans l’alternative : ou de se maldéfendre , ou d’entretenir à bord un personnel et un matérielde combat fort encombrans et excessivement coûteux.
Avec le système d’artillerie que nous avons proposé dans cetouvrage , l’emploi clés gros projectiles creux étant éminem-ment destructeur des constructions navales , rendra maître dediminuer considérablement le nombre des coups nécessaires,en augmentant le calibre des bouches à feu, et par suite leredoutable effet cl’explosion qui sera produit par chacun desprojectiles creux lancés.
Il sera par exemple plus avantageux, sous tous les rapports, àun bâtiment du commerce : d’être armé de deux à trois carro-nades à obus du calibre de 48 ou de 36, pour lancerdes projec-tiles creux , que cl’ètre armé de six à huit, et même d’un beau-coup plus grand nombre de canons ordinaires à boulets massifs,qui, pour ne pas peser plus que ces carronades à obus, ne peu-vent avoir que le calibre très - faible de 8 ou de 6, dont l’effetest tout-à-fait insignifiant.
Et quand ce sera un vaisseau marchand d’une certaine gran-deur , qu’on voudra mettre en état de se bien défendre : on entrouvera un très-puissant moyen en établissant à l’arrière de