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LES NOUVELLES ARMES
CHAPITRE LIV.
Conclusion du livre septième : force du nouvel armementproposé pour les bâtimens existons.
Nous avons vu dans ce septième livre, ( où il n’a été questionque d’armer les bàtimens existans , sans rien changer à leurconstruction ) : qu’au moyen des nouvelles bouches à feu propo-sées , l’armement recevrait des accroissemens de force très-considérables , savoir :
i°. Les vaisseaux de ligne , dans le cas où l’on ne voudraitpas admettre l’emploi d’un projectile plus lourd que le bouletmassif actuel de 36 , tireraient par toutes leurs bouches à feul’obus du calibre de 48 , tandis qu’ils ne lancent aujourd’hui quedes boulets de 8 , 12, 18 et 36. Et dans le cas où l’on admet-trait un projectile pesant 55 livres (les Anglais en ont de 68 ,et nous aurions un affût qui en faciliterait l’emploi ), ces mêmesvaisseaux auraient de plus leur principale batterie armée en ca-nons à bombes du calibre de 80.
qui serait celui de cette Louche à feu—.Les tourillons seraient ceux du canon de24 eu fer.—Le projectile serait tel qu’on le trouve dimensionné à la (in de l’ou-vrage.—Nous proposons de faire cette bouche à feu courte, comme les anciens obu-siers existans, et comme l’obusier espagnol , parce que si on la faisait longue, à lamanière de nos canons à bombes, la quantité de métal dont on peut ici disposer,étant employée à l’allongement, on ne pourrait plus avoir les épaisseurs conve-nables pour la charge de six livres de poudre, et l’on perdrait par la diminutionde la charge , bien plus qu’on ne gagnerait par l’augmentation de la longueur ,augmentation qui n’est pas nécessaire sur le pont d’un navire marchand, commederrière les sabords épais des batteries d’un bâtiment de guerre.