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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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suit LES BATIMENS EXISTANS. ^85

20. Les grandes frégates , qui aujourd'hui ne tirent que desboulets de 12, 24 et 36, seraient entièrement armées de bou-ches à feu lançant l’obus du calibre de 48.

3°. Les petites frégates , qui aujourd’hui ne tirent que desboulets de8, 18 et 245 et les corvettes, bricks, etc., qui n’entirent que de 6,8 et 12, seraient armés de bouches à feu lan-çant les obus du calibre de 48 , ou au moins de 36.

4°. Les navires marchands, qui aujourd’hui ne se défendentqu’avec des canons de faibles calibres pourraient lancer desobus de 36, de 48, et même des bombes du calibre de 80.

De telles améliorations sont évidentes. On aurait les mêmespoids de bouches à feu (voyez livre cinquième. ) On aurait au-tant de justesse et autant de portée (voyez livre sixième.) Onobtiendrait une grande supériorité d’effet, par la masse desprojectiles, qui serait beaucoup plus grande, et qui frappantle bord ennemi avec de moindres vitesses finales et de plus grandsdiamètres, en écraserait beaucoup plus fortement la muraille.On aurait une autre supériorité d’effet très-remarquable , parla quantité énorme de mitraille que projeteraient des bouchesà feu des calibres de 48 et de 80. Mais ce qui donnerait unesupériorité incomparable : ce serait l’explosion des projectilescreux de ces forts calibres; explosion qui étant produite pardeux , trois et quatre fois plus de poudre que n’en contiennentles obus de 24 et 36, causerait deux , trois et quatre fois plusde destruction que ces obus, qui le qu’ils sont, ont déjà ,ainsi que nous l’avons vu au chapitre vingt - troisième , une siredoutable et si décisive efficacité.

Nous sommes loin de croire qu’aucune erreur ne nous soitéchappée dans les propositions que nous venons de faire. Dansce septième livre nous n’avons pas comme dans les précédens,parlé de détails purement relatifs à l’artillerie ; nous avons été