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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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a86 BATI MENS NOUVEAUX

marine militaire, est celle d’un vaisseau à trois ponts, portant126 bouches à feu des calibres de 8, 12, 24, 36, qui, si ellestiraient toutes à la fois, lanceraient dans cette bordée complèteenviron 3ooo livres de boulets massifs (x).

Nous avons essayé de faire voir (livre troisième) : que l’ar-tillerie de marine eu conservant le système des boulets massifs,pourrait sans aucun inconvénient, être composée de bouches àfeu, qui auraient précisément les mêmes poids que celles enusage ; mais qui au lieu d’avoir les divers calibres de 8, 12, 18 ,24 et 36, aui'aient toutes le calibre maximum de 36 , commel’ont actuellement les carronades , qui sont les plus légèresd’entr’elles ; d’où il résulterait une première amélioration, quiporterait la force de ce même vaisseau à 4600 livres de projec-tiles , au lieu de 3ooo.

Nous avons vu ensuite (livres cinquième et septième): qu’ensubstituant le tir des obus remplis de poudre, au tir des bouletsmassifs \ les grands vaisseaux et les autres bàtimens pourraientêtre entièrement et uniquement armés de bouches à feu, quitoutes lanceraient des obus du calibre de 48.

Ce deuxième perfectionnement conserverait la précédenteaugmentation, sous le rapport du poids absolu des projectiles(un obus chargé de 48 pèse à peu près autant qu’un bouletmassif de 36) il accroîtrait considérablement la quantité demitraille que les vaisseaux peuvent lancer j et il introduiraitsurtout par l’explosion des obus, un moyen de destruction, dontles effets rapides permetlraieul qu’un bâtiment de la plus mé-diocre grandeur, qui aurait reçu cet armement nouveau, pût

(r) En comptant d’après le poids réel des projectiles, en livres françaises, le plusgrand vaissea^i à trois ponts français lance 3o44 livres de boulets, et le plusgrand vaisseau à trois ponts anglais , 2ç85 livres. Voyez les tables comparatives deM. G'uiquel-Destouches, Paris , 1617 .