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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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a Q o ' BATIMENS NOUVEAUXrésultera que dans certains états de la mer, un très-petit navireà vapeur, armé de quelques canons à bombes, aura une irré-sistible supériorité contre les plus grands vaisseaux actuels dehaut bord.

4°. Il est une propriété remarquable pour le combat, et queles navires à vapeurs sont seuls capables de procuver : c’est celleque l’on obtiendra en disposant le mécanisme des pompes à feu,de manière que les roues motrices toitrnent à volonté dans lesdeux sens contraires, ce qui est très-facile. Par ce moyen , lebâtiment combattra en avançant ou reculant, sans virer debord, sans montrer ses flancs, et en ne présentant aux coupsqu’une proue peu éténdue, solidement cuirassée et armée desplus gros canons à bombes. De sorte, que nous pourrons n’offrirà l’ennemi qu’un objet à peine visible, d’ou il sortira contre luides projectiles infiniment destructeurs ; tandis que l’ennemi aucontraii’e nous offrira toujours un but immense, ayant de grandsvaisseaux qui ne peuvent marcher que latéralement quand ilstirent, et qui ne peuvent tirer que par des batteries d’avant oud’arrière presque désarmées , quand ils marchent en avançantou en reculant (i).

jours en perdition p ar l a tempête; aucun batiment du port ne pouvait aller lesecourir , un bateau à vapeur sortit et le sauva. Le bâtiment de M. Gernstedt qu’ona vu à Paris en 1819 et 1820 , a tenu la mer par des gros temps de la Manche ,ou plusieurs bâtiinens ordinaires ont péri. Dans le voyage que le roi d’Angleterrefit en Irlande en 1821 , et dans son voyage à Calais la même année, on vit plu-sieurs fois les paqi'ebots à vapeur, procurer des services que les bâtimeus à voilesne pouvaient rendre. On a vu récemment en Suède les bateaux à vapeur venirau secours des vaisseaux contrariés par les vents. On a vu la même chose au Havreen Octobre 1821 , etc. > etc. v

(1) Vauban,dont les avis sont toujours si sages, comparait cette manière decombattre à celle des taureaux; il proposa de l’appliquer à nos anciennes galères, etdisait que cela ferait obtenir à la mer une grande supériorité. Vauban s’occupait