FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. a 8j>bâtimens ne peut s’augmenter que par l’accroissement des mâtset des voiles, ce qui entraîne un accroissement considérabledes dimensions du corps du bâtiment, à cause des équipagesnombreux qu’il faut à des manœuvres très-compliquées , etsurtout à cause de la stabilité qui se trouve compromise par lagrande élévation des points d’application de la force du vent.Dans le système des navires à vapeur, il en sera autrement : lavitesse croîtra par l’accroissement de force de la machine «à feu ;ce qui, à la vérité, entraînera aussi une augmentation de vo-lume , puisqu’une machine plus forte aura besoin d’être plusgrande, et que même cette grandeur s’accroîtra dans un rapportdéfavorable ; mais comme il ne faudra pas plus d’hommes, etpar conséquent de vivres , etc. pour une grande machine à feuque pour une petite, et comme le volume plus considérable del’appareil, n’élèvera qu’insensiblement le point d’application desa force, qui est placé dans l’intérieur du bâtiment, il est évi-dent qu’on pourra augmenter de beaucoup la vitesse des na-vires de guerre à vapeur, sans être obligé de recourir , commepour les bâtimens à voiles, à d’énormes et ruineuses construc-tions. Or, avec des armes aussi puissantes que les canons àbombes, la petitesse du bâtiment, outre qu’elle sera d’unegrande économie , sera encore d’un avantage militaire décisifcontre les vaisseaux de haut-bord, lorsque cet avantage ne devrapas être acheté par l’infériorité de vitesse.
3°. Un navire à vapeur pourra sortir du port soit par le calme,soit par les temps qui contrarient les bâtimens à voiles; il mar-chera et combattra par tous les vents ; cette propriété a étéconstatée, puisqu’on a déjà vu plus d’une fois des bâtimens àvapeur, venir au secours de bâtimens ordinaires (i), et il en