Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
298
JPEG-Download
 

298 BATIMENS NOUVEAUX

maximum de la vitesse qu’il sera possible d’obtenir, au moyend’une forte machine à feu.

Ce bâtiment combattrait sans montrer les flancs ; il s’appro-cherait ou s’éloignerait de son adversaire, en avançant ou re-culant dans le sens de sa longueur , et ne présentant qu’un butimperceptible aux coups ; et il serait intéressant, en ce que ,malgré son extrême petitesse et malgré son faible équipagede 3o à 5o hommes , il aurait dans les états les plus habituelsde la mer, assez de puissance pour détruire le vaisseau de lignele plus grand et le plus fortement armé.

Ce navire agirait offensivement ou défensivement pour courirsur les grands vaisseaux ennemis, par les vents faibles ou parlesvents qui leur seraient contraires ; il serait destiné à porterdes forces dans les eaux peu profondes, à protéger le cabotage ,et à éloigner les croisières de haut-bord chargées de nous blo-quer •, enfin , et c’est ici un usage essentiel, il irait soutenir lesopérations navales engagées à la distance de quelques journéesde la côte , c’est-à-dire la presque totalité des opérations , carsi l’histoire prouve quelque chose, il paraîtrait que presque tou-tes les actions maritimes, n’ont lieu généralement que dans levoisinage , et même dans le voisinage assez rapproché des con-tinens; c’est une observation facile à vérifier.

Dans tout ce que nous disons ici du petit navire à vapeur,nous restreignons son usage aux combats à proximité de la côte;mais si l’on donnait à ce bâtiment beaucoup de stabilité, ce quisemble n’être pas difficile pour un navire sans mâture , unique-ment chargé par le bas ; si on lui donnait beaucoup de hauteurde batteiûe au-dessus de la flottaison, ce qui est également très-possible par les mêmes causes ; et enfin si on lui donnait assezde force de membrures et de bordage : alors il serait en étatd’aller courir en plein océan; les circonstances oh ii lui serait