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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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BATIMENS NOUVEAUXJe me garderai bien de faire ici sur la navigatiou par les ma-chines à vapeur, ce que j’ai fait précédemment sur les nou-

162g, le romain Braca publia le projet d’un éolipile à vapeur, pour faire tournerun moulin. — En i663 , le marquis anglais de IVorchester publia des inventionssur la force de la vapeur, et fit par leur moyen monter d l’eau à !\o pieds. — En166g , le capitaine anglais Saveri simplifia les projets de Worchester , et ima-gina la condensation de la vapeur. — En 1682 , le médecin français Papin inventale digesteur; en i6g5, i6g8, etc. , il fit des expériences sur les machines à vapeur,et il en proposa diverses applications. —D’autres, à cette même époque, s’en occu-pèrent aussi, — Eu 1683 , l’ingénieur anglais Samuel Moreland fit, à Saint-Ger-main, des expériences en présence de Louis XiV ; il avait écrit, en 1682, un li-vre , ou il prouvait la possibilité et calculait le pouvoir des cylindres. — En i6gg ,Amonlons publia ses idées sur cette matière. — En iço5 et fo6 , le forgeron an-glais Newcommen employa le cylindre, il sépara dans l’appareil plusieurs partiesdont les fonctions doivent être indépendantes, et, avec le vitrier Cowley , il fîtà la machine de Saveri des perfectionuemens d’après lesquels cette machine portalong-temps le nom de Newcommen. — En 1705 , Dalesme.i écrivit sur l’emploi dela vapeur.—Eu 1707, Vauban ( ce grand homme s’occupait de toutes les chosesutiles ) présenta à l’académie des observations sur la force de la vapeur. — En 1710 ,on fit la machine à balancier. —En 1717 et 1718, le docteur Désaguillers répan-dit les lumières de la théorie sur la machine de Newcommen , mais il commit quel-ques erreurs. —En 171g, Beiglon améliora la machine et fit qu’elle pût agir sanssurveillans. —Eu 1754, le hollandais Blacker fit une pompe à feu qui fonctionnautilement et qui fut examinée en 1772 et 1773 par l’académie française. — Enfin ,l’Écossais JVatl , qui 11’élait qu’un simple ouvrier, raccommoda une machine; iliajugea mieux que tous ses prédécesseurs, et de 1765 à 1781 , il fit à cette espèce demoteur les améliorations qui en ont rendu l’application si praticable et si utile:il sépara la condensation de la vapeur, et rendit le mouvement alternatif, ce quiétait un perfectionnement capital ; il perfectionna les formes, les proportions , lesajustemens, et réduisit au tiers la quantité de combustible qui était nécessaire avantlui.— M. Bolton, propriétaire de mines, et le mécanicien TVilkenson, associèrent leurstalens au génie de TNalt , et la pompe à feu devint définitivement une machineusuelle productive. — D’autres personnes travaillaient aux machines à feu en mêmetemps que Watt : en 1768 et 176g M. Stewart, en 1778 M. TVathbourough , etc.—En 1789, le chevalier d’Auxiron proposa les pompes à feu pour le service des eauxde Paris. —D’un autre côté, en Amérique , le mécanicien Ewans inventait, en1772, les machines à feu h haute pression —M. Bettencourt , en examinant les