FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 3o5velles armes que je propose pour la marine : étant officier d’ar-tillerie, il ne m’était pas permis, en proposant des innovations,
résultats de la machine de TValt en devina le mécanisme qui était alors secret;il le combina à ses propres inventions , et avec M. Perrier il l’introduisit en France ,où, en 1775 et 1787, "SI. Perrier en fit diverses applications.—Depuis ce tempsla chose est devenue générale , ou plutôt universelle : beaucoup de personnes s’ensont occupées , on a publié une foule d’ouvrages ; tous les jours les pompes à feu re-çoivent des améliorations plus ou moins remarquables; il serait difficile de prévoir oùs’arrêteront leurs progrès, et c’est un résultat déjà frappant que de voir ces machinesfournir aujourd’hui à l’Angleterre une force égale à celle de deux à trois millions d’ou-vriers. Ajoutons un mot sur l’application des machines à feu à la navigation.
Quand Fulton a fait en 1802 ses premiers essais , on connaissait déjà les bateaux àvapeur.—En 173g Jonathan Hull avait publié un traité sur ces bateaux.— M. Perrierles avait essayés à Paris en 1775 , époque à laquelle les machines à feu commençaientseulement à devenir usuelles. — En 1781 l’abbé Arnal en avait parlé de nouveau. —Le marquis de Joujfroi en avait fait un sur la Saône en 1782 — En 1783 M. Ramsaiavait essayé en Amérique les roues horizontales.—En 1787 , Patrick Muller avaitpublié un traité sur cet objet, et avait fait un double bateau avec roue au centre ,qui avait fait en 178g un long voyage. — En 1783 , M. Filsch s’eu était occupéen Amérique , et en 17g! il avait proposé en France un bateau à vapeur et à rames,dont un Français , nommé Desblancs , avait de son côté imaginé un modèle.—M. Liwington avait travaillé aux bateaux à vapeur , d’abord avec M. Ramsai puisavec Fulton. —En 1761 , M. Clarke avait fait construire à Leith , puis à Glascow,des bateaux à vapeur. — En I7g5 , lord Stanhope avait essayé le mouvement pardes pâtes d’oies. — Fin 1801 , il y avait des bateaux à vapeur marchant sur un canald’Ecosse. — Fulton fit son premier essai à Paris en 1802 , et les constructions déci—.sives à Nevv-Yorck en 1808 : il 11’est donc pas l’inventeur des bateaux à vapeur ; maiscet habi'e et zélé mécanicien les a perfectionnés de manière à les rendre utiles , cequi dans tous les arts vaut mieux qu’une inutile et stérile invention.
On a aussi essayé les machines à feu pour les transports parterre : —En 176g, lesieur Planta , Suisse , renouvelant à Paris une invention précédemment essayée parl’ingénieur français Cugnot , fit exécuter aux frais du gouvernement une voiture àquatre places, mise en mouvement par un appareil à vapeur : cette voiture faisaitune lieue à l’heure ; mais il fallait de temps en temps l’arrêter pour laisser à la va-peur le temps de s’accumuler.—On eu fit ensuite une autre mieux disposée quiallait aussi vite sans s’arrêter et portait cent quintaux. — La révolution interrompitces essais; cette machine est au Conservatoire des Arts et Métiers . — En 1786, l’in-