516 BATIMENS NOUVEAUX
point sur les très-petits navires, où la machine sera de peu deforce, et où les pièces d’artillerie, ainsi que leurs Canonniers,en seront assez éloignés.
Si dans les bâlimens plus considérables , où la machine àfeu serait plus puissante, la chaleur venait à rendre le service in-commode : on pourrait environner l’emplacement de cette ma-chine d’une forte enceinte, qui serait en même temps un pré-servatif contre les coups de l’ennemi ; on doublerait celte en-ceinte en matières peu conductrices du calorique ; et d’ailleursn’est-il pas facile, au moyen d’un simple ventilateur, détablirun courant de l’air extérieur, qui entraînera l’air chaud au-des-sus du pont du bâtiment ?
L’appareil ne présentera aucun danger par l’explosion de lachaudière, puisque ce danger n’existe, que quand on veutpar économie, produire trop d’effet avec trop peu de moyens;or, la marine militaire pourra n’employer les fortes machines àhaute pression, que quand les progrès de l’art auront parfai-tement établi la sûreté du service de cette espèce de machinesà feu, ainsi qu’il y a lieu de l’espérer.
Quant aux dépenses causées par l’emploi des machines à va-peur, elles seront loin d"etre plus considérables que celles aujour-d’hui usitées pour le matériel de la marine ; ces machines tien-dront lieu des mâts , des voiles et du gréement, qui sont ex-trêmement coûteux ; elles dispenseront des nombreux équi-pages ; leur emploi réuni à celui des canons à bombes dis-pensera des ruineuses constructions de haut-bord; leur duréesera plus grande que celle des bâtimens eux-mêmes; enûn, souspresque tous les rapports , leur introduction procurera degrandes économies (i).
(i) Actuellement le prix de l’unité de force de clieval d’une machine à vapeur, est