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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 3i5

La mise d’une bouche à feu en batterie et hors de batterieparla force de la machine à vapeur du navire, pourrait aussiavoir lieu de la manière suivante : L’affût porterait sur uneplate-forme re'duite au minimum de la surface indispensable ;cette plate-forme glisserait en avançant et reculant sur le pontentre des coulisses dont le frottement serait autant détruitque possible ; une barre dentée serait fixée contre le dessousde la plate-forme, et un pignon qui recevrait son mouvement derotation de la machine à feu, engrainerait avec la barre dentée,dessus ou dessous , et lui donnerait à volonté le mouvementen avant ou en arrière.

Au moyen de l’une de ces deux dispositions, (qui ne sont nicoûteuses ni fragiles, ni compliquées), l’affût marcherait commede lui-même, par les soins d’un seul canonnier, et sans qu’onaperçoive le moteur qui agirait dans l’épaisseur du pont.

Détails divers.

L’approvisionnement de la quantité de charbon nécessairene sera point une difficulté, sur des bâtimens : qui ne seront pasencombrés de marchandises comme ceux du commerce ; quin’ayant que peu ou point de voiles, porteront d’autant moins derechanges; et qui, portant peu d’hommes à bord, peu d’artillerie,et par conséquent peu d’eau, de vivres et de munitions, au-ront beaucoup d’espace disponible au fond de la cale (1).

La chaleur dégagée de l’appareil à vapeur n’incommodera

( 1 ) On sait que maintenant, avec une livre de charbon, on distille à la mer septlivres d’eau; on pourra donc par ce moyen, placer à bord du bâtiment un poids decharbon qui soit les six septièmes du poids total de la provision d’eau d’autrefois ; et ilrestera encore de quoi faire beaucoup trop d’eau , puisque l’équipage sera infinimentpeu considérable; rien d’ailleurs n’est moins encombrant que le charbon de terre, quiest fort dense , et qui peut se loger partout.