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où viendront converger toutes nos bombes , tandis qu’au con-traire nous n’offrirons à ses coups divergens , que des naviresqui seront très-écartés les uns des autres, qui ne montrerontque leur proue, qui n’exposeront qu’une surface à peine percep-tible , et qui par conséquent ne permettront à l’artillerie dugrand vaisseau, que d’obtenir des résultats fort incomplets avecdes chances fort incertaines.
Il est vrai aussi que , dans les cas où la mer sera fort agitée,de très-petits navires ne pourront que difficilement faire unbon usage de leur artillerie ; mais ce cas est une exception :d’ailleurs les navires à vapeur ne seront pas tous très - petits ,et ceux qui le seront ne sortiront pas , durant le trop grostemps, des ports et des autres lieux qui seront leur refuge ordi-naire, tandis que dans les cas favorables aux navires à vapeur,c’est-à-dire toutes les fois que les vents seront nuis, ou faibles,ou contraires au grand vaisseau, celui-ci sera livré, sans pou-voir fuir , aux coups des petits navires , qui offriront alors lespectacle d’un vaisseau colossal, où 800 marins seront vaincuspar moins de i 5 o hommes.
Dans le combat qui vient d’être décrit, si l’ennemi s’éloigne,nous marchons plus vite que lui ( voyez chapitre cinquante-sixième ) ; s’il s’approche, nos coups deviennent plus justes, et,à son arrivée, nous reculons sans cesser de combattre. Montre-t-il ses flancs pour déployer tout son feu ? il nous offre un vastebut. Montre-t-il seulement l’avant ou l’arrière ? alors il lirepeu, et nos bombes l’enfilant dans toute sa longueur y redou-blent la destruction.
Peut-être dira-t-on que la dunette et les hunes du grandvaisseau, plongeront nos bâti mens peu élevés ? mais nous n a-vons personne aux mats, ni aux voiles, ni sur le pont 5 notreartillerie et, notre équipage sont à couvert; et, de quelque près